Appel aux communications

 

Les hubs sont des points de rencontre collectifs qui évoquent aussi un lien socio-matériel spécifique de l’histoire : des Néandertaliens aux marchés médiévaux, de la Route des épices aux rassemblements autochtones, les hubs offrent un lieu commun de rencontre, d’échanges et de poursuite du voyage. Ils contrôlent et dirigent les flux de personnes, de biens, de devises et bien plus encore. Du Broadacre Plan de Wright aux Creative Cities de Florida aux villes mondiale de Sassen, les hubs sont parties intégrante de la structure de notre monde.

Néanmoins, les conditions urbaines ayant donné lieu à la création des hubs de mobilité – y compris leur localisation et l’activité industrielle – évoluent au fil du temps. Les technologies et les marchés changent. De nouvelles routes sont établies et d’anciennes sont abandonnées. Les Hub Cities croissent et décroissent suivant le flux des échanges. Mais même lorsque ses eaux cessent d’y couler, le lit d’une rivière est toujours présent et peut être réutilisé à d’autres fins. La destruction créatrice de Schumpeter peut expliquer la renaissance souvent surprenante de certains hubs.

Les hubs sont souvent appelés à naviguer dans les fractures géopolitiques, surtout lorsqu’ils les chevauchent. Malgré la frontière, le flux quotidien de personnes, de biens et de marchandises au hub transnational de San Diego / Tijuana permet à la région de croître et d’être dynamique. Ainsi, lorsque les présidents construisent des murs et réifient les frontières, ce sont ces même hubs qui doivent en gérer les impacts.  De tels cas offrent des occasion pour lisser (nominalement) les frictions et à réparer les fractures avec une gamme de stratégies résistives et subversives.

Entre géographie, ingénierie, logistique, mathématiques, histoire, économie et d’autres disciplines, l’étude des hubs contribue à expliquer la croissance et l’expansion, la contraction, l’identité et l’anonymat, le temps et l’attente. En tant que spécialistes de la mobilité, nous souhaitons initier et encourager les échanges d’idées entre les disciplines tant sur la matérialité tangible que sur les imaginaires éphémères des hubs.

Nous lançons donc l’appel pour des soumissions à propos d’une série de questions historiques et contemporaines relatives à la mobilité, l’espace et la ville, y compris des thèmes tels que :

  • Les relationalités des hubs, y compris la hiérarchie, la centralité et la polarisation des personnes, des biens et des idées ;
  • La morphologie changeante des hubs, y compris les réseaux, les connexions, les déconnexions, les relations et les jonctions ;
  • Les significations et les expériences des hubs: l’identité du lieu, du non-lieu, de la culture du rassemblement, etc. ;
  • La décélération, l’ancrage, la vitesse, le temps et le débit ;
  • Les peuples autochtones et les minorités dans et autour des hub cities ;
  • Les enjeux liés au Grand Nord et aux changements climatiques dans le contexte des hubs de ressources ;
  • Autres sujets novateurs liés à l’histoire des transports et à l’étude de la mobilité.

Les soumissions peuvent aborder le thème de la conférence ou explorer d’autres perspectives sociales, culturelles, économiques, technologiques, écologiques et politiques sur l’histoire, le présent et l’avenir des transports, de la circulation et de la mobilité. Cette conférence vise à créer des ponts entre différentes approches de recherche en accueillant des propositions de disciplines diverses liées à la mobilité (histoire, sociologie, anthropologie, géographie, économie, urbanisme, histoire économique, architecture, design, communication, etc.). Nous encourageons en particulier les soumission de panels interdisciplinaires.

  • Les résumés et les soumissions doivent être soumis en anglais ou en français.
  • La longueur des résumés est limitée à 300 mots.
  • L’échéance pour la remise des résumés est le 28 mai 2018.

 

Pour soumettre :

Appel de communication

https://goo.gl/forms/7jlupCFvxdXalthc2

Appel de panels

https://goo.gl/forms/vGvW0KAjtqwDJB6M2